Voyage économique en Islande : mes astuces pour un séjour abordable

26 août 2025 Par Julien Morales Non

Mon expérience de l’Islande à petit budget

Quand j’ai décidé de partir en Islande, j’étais conscient que ce pays avait la réputation d’être onéreux. Mais avec de la préparation et quelques astuces, j’ai réussi à vivre une aventure extraordinaire sans me ruiner. Je vais vous partager mes meilleurs conseils pour profiter pleinement de ce pays fascinant tout en maîtrisant votre budget.

Lors de mon séjour de deux semaines, j’ai parcouru le pays du sud au nord, dormant dans des auberges de jeunesse, campings et même chez l’habitant. J’ai goûté la cuisine locale, admiré des paysages à couper le souffle et vécu des expériences uniques, le tout en restant dans une enveloppe raisonnable.

Planifier son voyage pour optimiser les coûts

Planifier son voyage pour optimiser les coûts

La clé d’un voyage économique en Islande réside dans une planification minutieuse. J’ai commencé par réserver mes vols plusieurs mois à l’avance, en optant pour des dates hors saison. Les mois de mai et septembre offrent un bon compromis entre climat clément et tarifs avantageux. Pour l’hébergement, j’ai privilégié les auberges de jeunesse et le camping, bien moins chers que les hôtels. Dans certaines régions reculées, j’ai même eu la chance de dormir chez l’habitant grâce à des plateformes de couchsurfing.

Côté transport, la location d’une voiture s’est avérée être la solution la plus économique pour explorer l’île. J’ai opté pour un petit modèle peu gourmand en carburant et j’ai partagé les frais avec d’autres voyageurs rencontrés sur place. Pour les repas, j’ai fait mes courses dans les supermarchés locaux et cuisiné autant que possible. Les restaurants islandais sont souvent hors de prix, mais j’ai tout de même pu me faire plaisir de temps en temps en choisissant des établissements abordables recommandés par les locaux.

Mes incontournables à petit prix

Malgré mon budget serré, j’ai pu profiter de nombreuses merveilles naturelles gratuites ou peu coûteuses. Le Cercle d’Or, comprenant le parc national de Thingvellir, les geysers de Haukadalur et la cascade de Gullfoss, est accessible sans frais (hormis le parking). J’ai également adoré me baigner dans les sources chaudes naturelles disséminées un peu partout dans le pays, une alternative gratuite aux célèbres bains géothermiques payants.

La randonnée a été une activité centrale de mon voyage. J’ai arpenté des sentiers magnifiques dans le parc national de Skaftafell, admiré les chutes d’eau spectaculaires de Skógafoss et Seljalandsfoss, et exploré les plages de sable noir de Reynisfjara. Toutes ces expériences n’ont rien coûté, si ce n’est l’essence pour s’y rendre. Pour l’observation des aurores boréales, pas besoin de tour organisé : j’ai simplement trouvé un endroit isolé loin des lumières de la ville et attendu patiemment que la magie opère.

Gérer son budget au quotidien

Voyager en Islande à petit budget demande une certaine discipline. J’ai tenu un carnet de dépenses détaillé pour suivre mes frais au jour le jour. Cela m’a permis d’ajuster mes dépenses en temps réel et d’éviter les mauvaises surprises. J’ai aussi appris à repérer les bonnes affaires : certains supermarchés proposent des produits à date courte à prix réduit, idéal pour faire des économies sur l’alimentation.

Pour les activités payantes, j’ai toujours cherché à réserver en avance pour bénéficier de tarifs préférentiels. J’ai également profité des pass multi-activités qui offrent des réductions intéressantes sur plusieurs sites touristiques. Enfin, j’ai beaucoup échangé avec d’autres voyageurs dans les auberges, ce qui m’a permis de glaner de précieux conseils pour économiser et parfois même de partager certains frais.

Mon itinéraire économique en Islande

Mon itinéraire économique en Islande

Mon périple a débuté à Reykjavik, où j’ai passé deux jours à explorer la capitale à pied. J’ai ensuite pris la route pour le Cercle d’Or, avant de longer la côte sud jusqu’au parc national de Skaftafell. De là, j’ai poussé jusqu’au lagon glaciaire de Jökulsárlón, un spectacle inoubliable. Mon voyage s’est poursuivi vers le nord, en passant par les fjords de l’est, puis la région du lac Mývatn, riche en phénomènes géothermiques.

J’ai terminé mon périple par la péninsule de Snæfellsnes, souvent surnommée l’Islande en miniature. Cet itinéraire m’a permis de voir une grande diversité de paysages tout en limitant les distances parcourues, donc les frais d’essence. J’ai pris le temps de m’arrêter dans des lieux peu touristiques, souvent sur les conseils de locaux, ce qui m’a offert des expériences authentiques à moindre coût.

Mes astuces pour économiser sur l’hébergement

L’hébergement représente souvent une part importante du budget voyage. En Islande, j’ai opté pour une approche mixte qui m’a permis de faire de belles économies. Les auberges de jeunesse ont été mon option privilégiée dans les villes, offrant un bon rapport qualité-prix et l’opportunité de rencontrer d’autres voyageurs. Dans les zones rurales, j’ai alterné entre camping et couchsurfing.

Le camping sauvage étant strictement réglementé en Islande, je me suis toujours assuré de dormir dans des aires autorisées. Certains campings offrent des infrastructures basiques mais suffisantes pour un prix modique. Quant au couchsurfing, il m’a non seulement permis de loger gratuitement, mais aussi de vivre des moments de partage uniques avec les habitants. Cette diversité d’hébergements a considérablement réduit mes dépenses tout en enrichissant mon expérience de voyage.

Se nourrir sans se ruiner en Islande

Se nourrir sans se ruiner en Islande

La nourriture peut vite devenir un poste de dépense important en Islande. Pour contourner ce problème, j’ai adopté plusieurs stratégies. Tout d’abord, j’ai fait la majorité de mes courses dans les supermarchés discount comme Bónus ou Krónan, nettement moins chers que les autres enseignes. J’ai privilégié les produits locaux de saison, souvent plus abordables que les aliments importés.

Je me suis équipé d’un petit réchaud de camping qui m’a permis de cuisiner mes propres repas, même en déplacement. Les soupes instantanées, les pâtes et le skyr (yaourt islandais très nourrissant) sont devenus mes alliés pour des repas rapides et peu coûteux. Quand j’ai voulu goûter la cuisine locale au restaurant, j’ai opté pour le déjeuner plutôt que le dîner, les menus étant généralement moins chers à midi. J’ai aussi découvert que certaines stations-service proposaient des hot-dogs délicieux et bon marché, une option pratique pour casser la croûte sur la route.