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8 régions fabuleuses à découvrir dans le nord de l’Argentine (deuxième partie)

Le Nord de l’Argentine est une région très spectaculaire. Dans une première partie, Julien de l’agence Argentina (voyage sur mesure en Argentine) vous a emmené sur les routes du Nord Ouest Argentin, de la Puna et de la Laguna Grande et le Campo de Piedra Pomez. Dans cette deuxième partie, Julien a choisi de vous emmener dans des régions encore plus reculées du Nord de l’Argentine. Si vous souhaitez trouver des alternatives aux Salar d’Uyuni en Bolivie, parfois très fréquenté, cette région vous offrira des paysages tout aussi spectaculaires. En route !

Le Salar del Hombre Muerto

Après une halte à El Peñon, vous repartez vers le Nord-Ouest. Vous traversez une zone volcanique sur la route de Antofagasta de la Sierra, avec quelques 20 volcans de basalte noir. Après deux cols à plus 4.000 m, vous arrivez sur l’immense Salar del Hombre Muerto, qui s’étend sur près de 640 km2…  Superficies, distances, altitudes : tout est, ici, démesuré. Vous roulez sur le salar situé à 4.000 m d’altitude, pour arriver au clou du spectacle : la Laguna del Hombre Muerto. Là, il faut se frotter les yeux pour croire que cette lagune turquoise est bien en altitude, tant elle rappelle les plages paradisiaques de l’Océan indien…

Les salars d’Antofalla et d’Arizaro

Pour rejoindre cette région, il vous faudra emprunter des pistes qui n’existent sur aucune carte… Toujours vers le Nord, avec pour première étape un point de vue à 4.000 m sur le salar d’Antofalla. Ce désert qui s’étend à vos pieds est une bande de sel de 7 km de large sur… 134 km de long, avec le volcan Antofalla et ses 6.437 m en toile de fond.

Vous passez le village du même nom au bord du Salar, puis reprenez de l’altitude, sous l’œil bienveillant du Cerro Archibarca et de ses 5.630 m… Vous quittez les merveilles de la province de Catamarca, pour entrer dans celle de Salta. Les Andes, néanmoins, n’ont que faire des frontières humaines. Vous traversez l’infini salar de Arizaro, le « cimetière de vautours ». Emprunté par les bergers aux XXIII et XIXe siècle, il doit son nom aux nombreux animaux qui périssaient lors de la traversée du salar, et servaient de repas aux charognards.

Il faut peu de temps pour trouver à nouveau une merveille géologique sur le chemin… Elle prend la forme d’un cône parfait de 122 m de hauteur, posé au milieu du désert par on ne sait quel architecte génial. Le Cono de Arita, c’est son nom, semble accessible à pied depuis la piste… Mais se trouve à 1 km de celle-ci !

Mina La Casualidad

La Mina La Casualidad, destination improbable et isolée, et expérience vraiment puissante. Après avoir emprunté une route à flanc de montagne offrant une vue spectaculaire sur le désert d’Arizaro, et avoir passé un col à 4.200 m, vous atteignez la mine de la Casualidad. Abandonnée depuis 1979, elle fut pendant près de 30 ans le siège d’une activité intense, avec 8.000 travailleurs extrayant du souffre depuis la Mina Santa Julia à 5.200 m. Le minerai redescendait jusqu’à La Casualidad par téléphérique, puis partait en camion jusqu’à une station de train non loin, continuait en chemin de fer jusqu’au Chili, et achevait sa route jusqu’aux Etats-Unis par bateau… Une fois la demande américaine en berne, la mine fut fermée. Subsiste aujourd’hui une ville fantôme surréaliste, au pied des montagnes jaunes soufrées,  avec casino et logements qui furent, à l’époque, fastueux.

Il est possible, en accord avec le guide, de poursuivre la montée vers la Mina Santa Julia, avec un beau point de vue intermédiaire, à plus de 4.500 m, sur le volcan Socompa et ses 6.050 m, ainsi que sur le volcan Llullaillaco et ses 6.739 m, le 4e plus haut sommet des Andes. Adrénaline garantie. Toujours plus haut, la Mina Santa Julia offre à 5.200 m un point de vue magique sur le Chili.

Salar de Tolar Grande, Ojos del Mar et desierto del Laberinto

Après une nuit au village de Tolar Grande, direction l’Est et la ville de Salta, avec encore des sites exceptionnels au programme. Les lagunes Ojos del mar, puits d’eau turquoise, au milieu du salar de Tolar grande, non loin du village. La route se poursuit, et vous emmène sur un autre lieu totalement féérique, une merveille géologique comme seules les Andes en abrite, le désert du Labyrinthe. Ces fossiles ocres vieux de plusieurs millions d’années ont construit des dunes, et avec elles un labyrinthe naturel incroyable. Plus loin, l’arrivée sur le salar de Pocitos ravira les amateurs de photographie, et restera sans doutes comme l’image du périple : une longue ligne droite traversant un désert ocre, avec des cimes enneigés rehaussant la carte postale…

Vous poursuivez la route, puis après un col à 4.600 m, entamez la descente vers le village de San Antonio de los Cobres, dernière étape de l’altiplano avant la redescente vers Salta… Vous admirez les montagnes multicolores de la quebrada del Toro sur la route. Vous refermez la parenthèse enchantée de ce voyage de quelques 1.500 km dans les déserts d’altitude, parmi ce que les Andes offrent de plus beau.

Pour plus de vidéos, rendez-vous sur la chaîne You Tube de l’agence

Connaissiez vous cette région reculée du Nord Argentin ? Pensez vous que cette région constitue une bonne alternative au Salar d’Uyuni en Bolivie ?

  
Julien Maillard

A propos de Julien Maillard

Julien fait partie de l’équipe des agences de voyage locales Argentina Excepción, Chile Excepción et Bolivia Excepción, installées à Buenos Aires et Santiago.

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Comments
3 Responses to “8 régions fabuleuses à découvrir dans le nord de l’Argentine (deuxième partie)”
  1. Bruno RAIMBAULT dit :

    Y a des airs de nord du Chili ! Alors je le mettrais plutôt en alternative de ce côté là des frontières ;-)

  2. Julien dit :

    Bonjour Bruno !
    C’est clair que ça ressemble à la région de l’Atacama et du Sud Lipez en Bolivie, mais avec beaucoup moins de monde je pense

  3. Julien dit :

    Bonjour Bruno, bonjour Julien,

    Oui, vous avez raison, et c’est bien cela l’idée : on retrouve tous les paysages de l’altiplano, de la Puna, comme au Chili ou au Lipez, mais avec vraiment personne car la région est très éloignée du tourisme pour le moment. ceci accentue l’effet « désert » et « bout du monde ». Génial. Le moins, c’est qu’il est impossible de le faire sans guide.

    Par ailleurs, la région offre un vrai condensé de paysages différents : lagunes, salars, volcans etc. sur une distance (relativement, hein !) petite.

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