Voyager en Ethiopie

5 photographies pour vous convaincre de voyager en Ethiopie

L’Ethiopie est un pays magnifique mais peu connu, que l’on a trop souvent résumé au mot « Famine ». Une définition bien lointaine de la réalité. Cet article a donc pour but de vous faire découvrir ce pays et de vous donner envie de voyager en Ethiopie.

Je suis parti en Ethiopie, à Addis Ababa, dans le cadre d’un stage, quoi de mieux que de profiter de ces opportunités pour partir en voyage quand on ne peut se le permettre en temps normal ? L’idée était de vivre à moindre coût à Addis afin de pouvoir voyager durant les 3 semaines prévues après le stage. Je suis parti en Couch Surfing (ma première expérience de ce réseau) en attendant de trouver l’endroit où dormir à coût raisonnable. Accueilli par une Camerounaise (et oui Addis est une ville pleine de diversité !) qui m’a accueilli comme si j’étais arrivé à la maison, avec qui je me suis très rapidement entendu, et qui m’a donné toutes les ficelles pour vivre dans cette ville, présenté à des amis Ethiopiens, et fait découvrir les particularités de la culture d’Addis. De fil en aiguille j’ai fini par rester les deux mois chez cette hôte, et nous sommes partis ensemble voyager à la fin de mon stage.

Cette expérience Ethiopienne a été révélatrice pour moi, sur beaucoup de points. J’ai donc décidé d’y retourner l’année suivante, toujours dans le cadre d’un stage, qui me laissait des disponibilités pour voyager.

Les photos qui sont présentées ici sont tirées de ces deux voyages, qui représentent pour moi une seule et même expérience. J’espère qu’elles sauront retranscrire au maximum la diversité de ce pays, que ce soit culturellement ou environnementalement. En effet, c’est un pays qui peut paraître hostile au premier abord, surtout en arrivant à Addis, dans le quartier « international », Bole ; où le business de la mendicité fait rage, les gratte-ciels poussent à coté des hordes de SDF, et où la circulation se fait dans une effervescence chaotique de SUV, vieilles voitures soviétiques, ânes, cul-de-jatte et motos. Cependant, une fois ce choc encaissé, cette ville regorge de mystères, de beautés, de surprises ; ainsi vous pourrez trouver de petits restaurants où vous mangerez une Injera succulente (plat national) en écoutant de la musique traditionnelle, des clubs de jazz Ethiopiens où vous goûterez au vin Axumit, produit sur ces terres, ou encore vous pourrez à l’aube entendre les prières orthodoxes résonnantes telle une mélodie dans la brume de la ville, perchée à 2600 mètres d’altitude.

Et ceci n’est qu’Addis ! L’Ethiopie est un pays grand comme deux fois la France, où vous trouverez au nord les grandes stèles d’Axoum, d’un seul bloc dans le granite, qui attestent de la puissance des empires présents jadis ici. Vous trouverez les églises troglodytes de Lalibela, merveilles de la religion Orthodoxe et de la capacité de l’humain à réaliser des choses inimaginables. De là vous pourrez partir vers Bahar Dar voir le Lac Tana, un des plus grands d’Afrique, principal source du Nil, où se prélassent des Crocodiles et des Hippopotames au milieu de petits bateaux de papyrus transportant des marchandises d’une rive à l’autre de cette étendue d’eau. En partant vers l’Est vous trouverez le désert et la quatrième ville sainte musulmane : Harar, je ne dirais rien de plus que : « Sublime » ! Vers le sud vous trouverez d’abord la région des lacs, où la faune et la flore sont incroyables et où le poisson est divin, et ensuite la région des tribus, dites « premières » ou « racines », mais je ne vous en parlerais pas, n’y étant pas allé. Car il semble qu’aujourd’hui le tourisme et l’argent aient corrompu ces tribus, du moins celles étant accéssibles, et compromis les relations possibles avec celles-ci…

Je pourrais encore écrire des pages et des pages sur les richesses de ce pays, rien qu’avec ce que j’ai vécu, alors maintenant je vais plutôt laisser parler les photos.

Merkato, le marché permanent d’Addis Ababa

On dit que c’est le plus grand marché à ciel ouvert d’Afrique. Je ne sais pas si c’est vrai, par contre il est impressionnant … Ça grouille de monde, une vraie fourmilière, où vous pouvez acheter aussi facilement un bidon en plastique pour transporter de l’eau, qu’un matelas, ou des piments, une chaine de vélo ou un poulet. J’ai entendu dire qu’il y a un vendeur de vieux vinyles de Jazz Ethiopien, que je n’ai pas réussi à trouver dans les méandres de cette ville dans la ville. On voit des femmes, probablement venues de villages alentours, qui vendent les quelques récoltes de la journée. Vous pouvez les voir aux aurores, arriver par les quartiers bordant la ville, s’installer pour la journée afin de vendre leurs marchandises : tomates, haricots, piments, maïs, poulets, chèvres … Du gout, du gout, du gout !

Les montagnes du Siemens

Celle-ci a été prise à l’entrée des montagnes du Siemens, dont certains sommets avoisinent les 4000 mètres d’altitude, dans la région de la ville historique de Gondar. On y voit le panorama qui s’offrait à nos yeux à ce moment de la marche, et un enfant. Cet enfant était un berger, seul au milieu de ces montagnes à garder ses chèvres, et les maintenir loin des ravins et des singes, très présents dans ces montagnes.

Harar

Ici nous sommes à Harar, cette ville est pour moi une source de merveilleux souvenirs. Un break dans la mendicité infantile, car en effet cette ville est un foyer de la religion musulmane, et les musulmans ne mendient pas. Ça fait du bien. La couleur des voiles qui enrobent les courbes de ces belles femmes minces et élancées, leurs sourires, et leur accueil, leur politesse et leur bienveillance, combinés avec ce cadre extraordinaire, d’une ville en terre, colorée à la chaux, faite de petites rues pavées, qui ne laissent pas la place aux voitures, procurent un calme inestimable… Cette ville, protégée par l’UNESCO, est un endroit où il fait bon être.

Le lac d’Awassa

Changement total de région, nous sommes ici au sud d’Addis, à Awassa, dans la région des lacs. Il faut remettre dans le contexte cette photo : imaginer un petit bouiboui fait d’une grande bâche, sous lequel sont disposés d’une part plein de petits bancs en bois et d’autre part le foyer de la cuisine sur lequel crépite la gamelle du cuistot. Le pécheur ramène, tout frais péché, votre repas, qui sera immédiatement mis sur le feu, grillé pour être savoureusement dégusté avec les doigts ! Du bonheur ! Les plus fines arrêtes, comme celles des joues seront également mangées, telles des chips : un délice. Le reste sera jeté dans les parages, afin que la chaine alimentaire soit close par une horde de grands Marabouts, se trimbalant autour des hommes sans aucune crainte.

Les églises troglodytes de Lalibela


Cette photo a été prise en longue exposition dans les entrailles d’une des églises troglodytes de Lalibela. Il est difficile de retranscrire ces endroits, qui sont, malgré mon athéisme, chargés d’une spiritualité envoûtante. Je peux cependant vous expliquer de quoi il s’agit. Ces églises, au nombre de douze, sont intégralement taillées dans la montagne, l’intérieur comme l’extérieur, j’entends par là qu’il n’existe pas un joint entre deux éléments les composants. Elles ont été sculptées de toute leur splendeur dans un seul bloc de pierre, lui-même solidaire du sol où il repose. Il faut le voir pour le croire …

Ces photos ont été prises avec un compact Lumix DMC TZ7. Crédits Photos : Paul Leveau

  

A propos de Paul

En fin de cursus ingénieur construction bois, je suis passioné par l'Afrique. J'ai eu l'occasion de passer 4 mois en Ethiopie (au cours de deux voyages différents) et de visiter le Cameroun. Des voyages très marquants !

Cet article vous a plus ? Cliquez sur l'icône ci-dessus pour voter pour l'auteur ! Les articles ayant reçu le plus de votes seront publiés dans We Travel et leurs auteurs pourront être rémunérés !

Arequipa au Pérou : charme colonial, alpagas et autres plaisirs
Almagro, Buenos Aires : un quartier ordinaire pour vivre autre chose !
Un week end à Anvers ? Profitez des "summer bars" de la ville !
Comments
5 Responses to “5 photographies pour vous convaincre de voyager en Ethiopie”
  1. Bruno RAIMBAULT dit :

    J’aime particulièrement les couleurs de la dernière photo. Bravo !

  2. Voyage Perou dit :

    C’est vrai que l’Ethiopie est souvent associée à la famine, mais c’est malheureusement le cas de l’Afrique en général (sauf quelques exceptions)! Faute des organismes de « parrainage », des journalistes qui entretiennent cette image..je ne sais pas. Mais une chance qu’il y a de belles émissions de voyage et des blogs de voyageurs pour redorer cette image! Les photos sont vraaaiment belles, merci pour le spectacle ;)
    Voyage Perou vient de publier Pub Crawl au PérouMy Profile

  3. Paul dit :

    Je suis bien d’accord sur le fait que les médias traditionnels ont un rôle majeur dans la déformation de la définition de l’Afrique, que se soit les amalgames avec « pays en guerre », « famine », « désert » et « savane », qui sont les plus utilisés. Il est dommage d’assister dans ce pays (je ne parle que de la France) à une recherche, au 20h, du choc du téléspectateur. Et quoi de mieux pour cela que l’utilisation d’informations partielles sur des pays peu connus, et lointains ? Quoi de pire que de montrer que le négatifs des choses ? Spécialement pour les habitants en question, j’ai eu l’occasion de rencontrer des Éthiopiens peu fiers de l’être juste à cause de l’image véhiculée de ce pays à travers le monde, et même au sein de l’Afrique d’ailleurs…

  4. Voyage Perou dit :

    C’est bien vrai, même pour leur propre identité/fierté, c’est vraiment déplorable.
    Voyage Perou vient de publier Voyage Pérou, un blog zéro carboneMy Profile

Trackbacks
Check out what others are saying...
  1. [...] 10 – Les meilleurs articles du mois5 photographies pour vous convaincre de voyager en EthiopiePhotos de Cubas : Cuba, Color y salsa !Voyager en Syrie : petite escapade à la découverte des [...]



Leave A Comment

CommentLuv badge